le Château de Martigné-Briand

Martigné provient du latin martiniacum qui signifie "domaine de Martin",
 il s'agit d'un domaine foncier propriété d'un ancien militaire romain ou gallo romain.


 Briand provient du prénom du premier seigneur connu de Martigné,
 Brient de Martigné
 est connétable du comte d'Anjou. 
        
Le site est bien choisi d'un point de vue stratégique, Martigné est construit en hauteur en bordure de la rivière le Layon qui est depuis longtemps une frontière. Au Nord, vivent les 
Andégaves (devenus les Angevins) et au Sud les Pictones (devenus les Poitevins). Dès le Moyen âge, cela correspond à la distinction Anjou/Poitou.

 Martigné-le-Briant est devenu par la suite et définitivement Martigné-Briand. 
        
 Au XIIème siècle, il existe une tour maîtresse de forme carrée avec contreforts latéraux située entre l'église et le château actuel. Cette forteresse fut détruite au milieu du XIIème siècle par 
Geoffroy le Bel surnommé Plantagenêt, en même temps que Doué-la-Fontaine et Montreuil-Bellay car ces trois seigneurs s'étaient révoltés contre leur suzerain. C'est sans doute à cette époque que le seigneur de Martigné décida de ceindre sa cité d'un ensemble de remparts destiné à renforcer la défense de sa citadelle. DuXIIème siècle, il reste le petit clocher roman et les souterrains, la face Sud de la tour maîtresse et sa base, actuel caveau d'accueil.
Le bâtiment actuel a été construit au environ de 1503 par l'architecte Pierre Peyret pour René de la Jumelière compagnon d'armes du roi 
Charles VIII. Il s'agit d'une demeure de transition entre le gothique flamboyant et la renaissance. Si ses 2 étages inférieurs ne portent que des bouches à feu, les 4 supérieurs s'ouvrent à la lumière par de grandes baies à meneaux. Les festons de tuffeau, colonnes et pilastres prouvent l'originalité de cette construction et de la magnificence qu'a voulu lui donner son constructeur.  

Plusieurs rois de France ont séjourné au château, dont Charles IX et Henri IV.

Malheureusement incendié lors des 
guerres de Vendée, en 1793, par les "colonnes infernales républicaines", sa ruine reste la vigie éternelle des 
 vignobles du haut layon.